Martigny, 17. & 18. Juni 2004
Martigny, 17 et 18 juin 2004
Le
vent et la pluie sont des facteurs entraînant l'érosion des sols.
Cette érosion est en moyenne de l'ordre du millimètre par an dans nos
régions. Des matériaux solides sont ensuite transportés par les cours
d'eau par charriage ou en suspension vers les bassins d'accumulation.
C'est en fonction de leurs dimensions qu'ils vont se déposer et se répartir
dans les retenues.
Ces
dépôts ont des incidences directes, d'une part, sur l'exploitation des
aménagements et, d'autre part, sur la sécurité des ouvrages de
retenue.
En
ce qui concerne l'exploitation, cela se traduit tout d'abord par une
perte de volume utile. Selon des estimations au niveau mondial, cette
perte se situe entre 1 et 2 % par année. Elle est de l'ordre de 0.2 %
pour nos aménagements alpins si on se réfère à l'analyse de 14
ouvrages. Le comblement des retenues peut conditionner la durée
d'utilisation d'un aménagement. Par ailleurs, les eaux chargées vont
endommager les galeries d'amenées et les turbines.
Côté
sécurité, les risques d'obstruction devant les entrées des prises
d'eau et surtout celles des vidanges de fond ne sont pas négligeables.
Une telle situation doit être évitée. En effet, les entrées des
vidanges de fond doivent rester opérationnelles en tout temps en vue de
pouvoir abaisser, en cas de besoin, partiellement ou totalement le
niveau du plan d'eau ou assurer le passage d'une crue. En conséquence,
un espace libre directement à l'amont de cet organe de décharge doit
être garanti. Pour ces différentes raisons, il est important de
pouvoir éliminer ces dépôts de manière périodique et en quantité nécessaire.
Il
existe bien entendu des moyens pour réduire l'arrivée des sédiments
dans les retenues (bassin de décantation, galerie de dérivation,
dessableur, etc.). Des travaux de recherche ont par ailleurs été menés
par les laboratoires de nos écoles polytechniques.
Signalons
enfin que la loi et l'ordonnance concernant la protection des eaux
fixent les modalités relatives au curage et à la vidange des bassins
de retenue. Il est notamment demandé de veiller dans toute la mesure du
possible à ne pas porter atteinte à la faune et à la flore lors de
ces opérations. En outre, sauf en cas d'événements extraordinaires,
les autorisations seront délivrées par les autorités cantonales compétentes.
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Zusammenfassung
Niederschläge
und Wind sind die auslösenden Ursachen für die Bodenerosion. Der jährliche
Materialabtrag beträgt in der Schweiz grössenordnungsmässig 1
Millimeter. Die Feststoffe werden durch die Fliessgewässer als
Geschiebe oder als Suspension in die Stauseen verfrachtet. Aufgrund
ihrer Korngrösse werden sie in den Stauräumen abgestuft verteilt.
Diese
Ablagerungen haben unmittelbare Einwirkungen, einerseits auf den Betrieb
und andererseits auf die Sicherheit der Stauanlagen.
Betrieblich
zeigt sich dies zuerst im Verlust von Nutzvolumen. Weltweit wird dieser
Verlust auf jährlich 1 bis 2 % geschätzt. Bei unseren alpinen
Kraftwerksanlagen beträgt dieser Wert etwa 0.2 %, ermittelt aus einer
Analyse von 14 repräsentativen Stauanlagen. Die Verlandung der Stauseen
kann die Nutzungsdauer erheblich vermindern. Zudem werden die
Triebwasserleitungen und Turbinen durch das sedimenthaltige Wasser
abgenutzt.
In
Bezug auf die Sicherheit ist das Risiko einer Verstopfung der
Wasserfassungen und vor allem der Grundablässe nicht zu vernachlässigen
und daher zu vermeiden. Deshalb müssen die Einläufe der Grundablässe
stets betriebsfähig sein, damit diese Organe im Bedarfsfall jederzeit
zur teilweisen oder vollständigen Absenkung des Sees oder allenfalls
zur Hochwasserableitung eingesetzt werden können. Daraus folgt, dass
der Zulaufbereich unmittelbar wasserseits des Grundablasses von
Sedimentablagerungen frei gehalten werden muss. Deshalb ist es wichtig,
dieses Material regelmässig zu entfernen.
Es
bestehen Möglichkeiten, um den Eintrag von Sedimenten in die
Stauhaltungen zu vermindern (Absetzbecken, Umleitspülstollen,
Entsander, etc.) Forschungsarbeiten dazu wurden an unseren Technischen
Hochschulen abgewickelt.
Es
ist darauf hinzuweisen, dass das Gewässerschutzgesetz und die Gewässerschutzverordnung
die Modalitäten für die Spülung und Entleerung von Stauräumen
regeln. Es wird insbesondere verlangt, mit allen Mitteln darauf zu
achten, dass möglichst die Flora und Fauna dabei nicht zu Schaden
kommen. Bewilligungsinstanz sind die zuständigen kantonalen Behörden,
ausgenommen im Falle von ausserordentlichen Ereignissen, wenn es um die
Sicherheit der Stauanlage geht.