Martigny, 17. & 18. Juni 2004
Martigny, 17 et 18 juin 2004
Zusammenfassung
Das
Ausgleichsbecken Aegelsee (Nutzvolumen 130'000 m3) gehört
zum WKW Erlenbach der Simmentaler Kraftwerke AG. Genutzt wird das Wasser
der beiden Hauptbäche des Diemtigtals Kirel und Filderich, das via
Stollen und Hangleitungen zum Ausgleichsbecken Aegelsee geleitet wird.
Von dort gelangt das Wasser via Druckstollen und Druckleitung zur
Zentrale in Erlenbach, wo max. 6.6 m3/s mit 2
Francis-Turbinen verarbeitet werden. Der Aegelsee liegt im Perimeter
eines unter Naturschutz stehenden Hochmoors, ist Teil einer bekannten
Touristengegend und zudem ein beliebtes Fischgewässer.
Seit
der Inbetriebnahme 1958 wurden ca. 35'000 m3 Sand und Schlamm
in den Aegelsee eingeschwemmt. Die störungsfreie Bewirtschaftung wurde
dadurch beeinträchtigt, weshalb ein Sedimentabtrag notwendig wurde. Die
Rahmenbedingungen für diese Arbeit haben sich im Laufe der Zeit stark
verändert, so dass das Projekt mehrfach angepasst werden musste. In
einer ersten Planungsstudie wurde 1995 eine periodische Trockenbaggerung
von je ca. 3'000 m3 mit Deponierung in naheliegenden Geländemulden
vorgeschlagen. Weil das Material dann für eine Deponierung im land- und
forstwirtschaftlichen Bereich als ungeeignet beurteilt wurde, fiel die Lösung
in der Vorprojektphase 1997 zu Gunsten einer einmaligen Trockenbaggerung
von ca. 10'000 m3 mit Deponierung in einer Doline bei
Diemtigen aus. Die Ausführung dieser Baggerung wurde während einer
mehrwöchigen Ausserbetriebnahme für die Gesamterneuerung des WKW
Erlenbach vorgesehen.
2001
wurde bei der Detailprojektierung der Gesamterneuerung klar, dass die
Abstellung lediglich wenige Tage dauern würde. Neue Lösungen für die
Baggerarbeiten waren daher gefragt, um die Produktionsverluste
zu minimieren. Daraus resultierte schliesslich eine Lösung mit
Nassbaggerung. Problematisch war dabei die Ableitung des gepumpten
Sediment-Wassergemischs. Sand und Schlamm absichtlich durch die Turbinen
zu schicken, ist für jeden Kraftwerksbetreiber ein schmerzlicher
Gedanke. In Anbetracht der anstehenden Generalrevision mit umfassender
Turbinenerneuerung wurde aber schlussendlich einer Abschwemmung via
Turbinen zur Simme stattgegeben.
Der
Grenzwert für die Schwebstoffkonzentration in der Simme wurde auf 1
ml/l festgelegt. Eine Baggerung war daher grundsätzlich nur bei einer
Wasserführung der Simme ab 20 m3/s zulässig. Daher wurde die Baggerung
auf den Zeitpunkt der Schneeschmelze festgelegt. Typischerweise sorgen
grössere Niederschläge und Gewitter im Sommer zudem für natürliche
Nachspülungen. Der Zustand des Gewässers wurde durch einen Biologen
vor und nach der Baggerung mittels Bewertung der Kolmatierung sowie
Erhebungen der Wirbellosenpopulation und der Fischfauna beurteilt. Mit Rücksicht
auf den See- und Bachforellenlaich wurde der Baggerbeginn erst
freigegeben, als die Brütlinge aus dem Hohlraumsystem der Sohle an die
Oberfläche gewandert waren (Emergenz). Während der Baggerung überwachte
Personal der Fischpachtvereinigung Spiez den visuellen Zustand und die
Schwebstoffkonzentration der Simme.
Für
die Bewilligung von Stauraumentleerungen ist im Kanton Bern das
Fischereiinspektorat zuständig. Die Gesuche werden nicht öffentlich
aufgelegt. Um so wichtiger ist eine frühzeitige und umfangreiche
Information durch den Betreiber.
Die
Baggerung wurde im Frühjahr 2003 in Angriff genommen. Das Baggergut
wurde im Schieberhaus hinter der Einlaufschütze in den Druckstollen
eingeleitet. Um grössere Steine zurückzuhalten, wurde eine Absetzmulde
vorgeschaltet. Gearbeitet wurde in 1½ Schichten und an sechs Tagen pro
Woche. Die Leistung lag bei ca. 60 m3 pro Maschinenstunde oder 2'500 m3
pro Woche.
Die
Baggerung selber verlief im Grossen und Ganzen wie geplant, unerwartet
schnell traten aber grössere Schäden an den Leitschaufeln und den
Labyrinthen der Turbinen auf. Die Baggerung musste deshalb für temporäre
Instandsetzungen vorübergehend eingestellt werden.
Durch
die zeitliche Verzögerung dauerte die Baggerung bis Mitte Juli und fiel
so in die Trockenperiode von Sommer 2003. Der ökologische Schaden in
der Simme blieb aber trotzdem klein, weil ein Grossteil der Sedimente
bei dem geringen Wasserzufluss anstatt übers Wehr via die
untenliegenden Kraftwerke Simmenfluh und Spiez abfloss. Dank der Verdünnung
mit dem Simmewasser blieben Maschinenschäden in diesen Anlagen aus.
Der
Abbau von Sedimentablagerungen im Aegelsee mit Schwimmbagger und
Abschwemmen via Druckleitung und Turbinen in die Simme war trotz aller
Schwierigkeiten und den unerwartet grossen Schäden an den Turbinen kein
Fehlentscheid. Die Massnahme blieb ökologisch ohne negative
Auswirkungen und, weil im Rahmen der Generalrevision ausgeführt, trotz
der Zusatzkosten auch ökonomisch die günstigste Variante. In Zukunft
wird eine Abschwemmung via Turbinen aber wohl kaum noch angegangen
werden. Stattdessen ist aber ein ähnliches Vorgehen mit Ableiten der
Sedimente über eine temporär verlegte Spülleitung gut vorstellbar und
ist einem Abtransport mit Deponierung allemal vorzuziehen.
<<
>> ^[D]
^[F]
Résumé
Le
bassin de compensation d'Aegelsee (volume : 130 000 m3)
appartient à la centrale hydroélectrique d'Erlenbach, elle-même
propriété des Forces Motrices du Simmental SA. L'eau provient des rivières
principales du Diemtigtal (Kirel et Filderich) et est amenée vers le
bassin de compensation d'Aegelsee par des galeries et des conduites
inclinées. Elle est ensuite acheminée par la galerie sous pression et
la conduite forcée jusqu'à la centrale d'Erlenbach, où elle passe
(à raison de 6,6 m3/s) par deux turbines Francis. Le lac
d'Aegelsee, avec son haut-marais protégé, est une destination
touristique et un lieu de pêche très apprécié du public.
Depuis
la mise en service de la centrale en 1958, 35 000 m3 de sable
et de boue ont été déversés dans le lac d'Aegelsee. Pour garantir
une exploitation optimale, il a fallu évacuer la couche sédimentaire.
Le projet a dû être adapté plusieurs fois aux nouvelles
conditions-cadres. Au cours d'une première étude de planification, un
dragage à sec périodique a été proposé en 1995, le matériel excavé
(env. 3 000 m3 à chaque opération) devant être déposé
dans des fossés. Ce matériel ayant par la suite été déclaré
impropre au stockage dans une zone agricole, il a été décidé en 1997
de procéder à l'excavation en une seule fois de quelque 10 000 m3 de
matériel qui serait déposé dans une doline à Diemtigen. Il a été
prévu de procéder à ces travaux d'excavation pendant la mise hors
service de la centrale hydroélectrique de Erlenbach, qui ne devaient
durer quelques semaines.
Lors
de la planification détaillée des travaux de rénovation en 2001, il
est apparu que la mise hors service ne devait en fait durer que quelques
jours. Afin de minimiser les pertes de production, il a donc été nécessaire
de prévoir de nouvelles solutions concernant les travaux d'excavation,
et c'est ainsi que le choix s'est porté sur un dispositif de dragage
flottant. L'acheminement des eaux chargées de sédiments posait
toutefois problème ; en effet, faire passer du sable et de la boue
directement par les turbines est une mesure difficile à prendre pour
tout exploitant de centrale. La révision générale comprenant la rénovation
complète des turbines, il a finalement été décidé de déverser les
eaux sédimentaires dans la Simme via les turbines.
La
concentration des matières en suspension dans la Simme a été fixée
à 1 ml/l. Un dragage n'étant possible que pour un débit de 20 m3/s,
la date des travaux a été fixée pour la période de la fonte des
neiges. En été, les fortes précipitations et des orages se chargent
en outre de finir de nettoyer les cours d'eau. Un biologiste a analysé
le milieu aquatique avant et après les travaux pour évaluer le degré
de colmatage et l'impact sur les populations d'invertébrés et sur la
faune piscicole. Afin de protéger le frai de la truite de lac, le feu
vert pour les travaux n'a été donné que lors de l'émergence des
alevins. Pendant les travaux d'excavation, des responsables de
l'association Fischpachtvereinigung Spiez assuraient en outre la
surveillance visuelle et vérifiaient le taux de concentration des matières
en suspension dans la Simme.
L'Inspection
de la pêche du Canton de Berne est chargée de l'octroi de
l'autorisation pour la vidange du barrage. Les demandes n'étant pas
soumises au public, il est particulièrement important que l'exploitant
informe à temps et de manière exhaustive la population locale.
Les
travaux ont commencé au printemps 2003. Le matériel excavé a été
amené dans la conduite forcée via le bâtiment situé derrière la
vanne d'amenée. Un bassin de décantation a été installé pour
retenir les gros cailloux. Les travaux ont été réalisés en équipe 6
jours par semaine, le rendement étant de près de 60 m3
par machine-heure ou 2 500 m3 par semaine.
Dans
l'ensemble, les travaux se sont déroulés selon les plans, mais
d'importants dégâts sont apparus plus rapidement que prévu sur les
aubes directrices et les labyrinthes des turbines, et il a fallu
interrompre les travaux pour remettre ces dispositifs provisoirement en
état. En raison de ces imprévus, les travaux ont duré jusqu'à la
mi-juillet 2003, soit en pleine période de canicule. Les dommages écologiques
pour la Simme sont malgré tout restés minimes ; en effet, en raison du
faible débit, la majeure partie des sédiments ne s'est pas écoulée
par-dessus le barrage, mais via les centrales hydroélectriques de
Simmenfluh et de Spiez, situées en aval. La forte dilution des sédiments
par l'eau de la Simme a permis d'éviter des dégâts sur les machines
de ces centrales.
Malgré
les difficultés rencontrées et les dégâts importants sur les
turbines, l'excavation des sédiments du lac d'Aegelsee au moyen d'une
installation de drague flottante et leur évacuation via la conduite
forcée et les turbines était la bonne mesure à prendre. En effet,
elle n'a eu aucun impact négatif sur l'environnement et, comme les
travaux ont pu être effectués pendant la révision générale, elle a
aussi été la solution la plus économique malgré les coûts supplémentaires.
A l'avenir, les sédiments ne traverseront toutefois plus les turbines ;
en effet, avec un système de dragage analogue, ils seront probablement
déviés temporairement via une conduite de vidange installée
temporairement, option qui sera nettement préférable à celle de l'évacuation
avec stockage.